Avantages GP3

5 mythes et idées préconçues sur l'autoassurance

Juste prix

1. On accumule de l’argent à la fin de l’année si les primes requises sont moindres que les prévisions. Le surplus peut être accumulé comme un coussin en cas d’évènements inattendus, du moins pour l’année suivante.

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Cela est vrai selon la Loi canadienne de l’impôt sur le revenu (LIR). Elle prévoit la possibilité d’un surplus temporaire. La Loi sur les impôts du Québec (LIQ) complique un peu les choses.

La LIQ oblige l’employeur à calculer la valeur de l’avantage imposable avec les données réelles (voir page 23 de la publication de Revenu Québec IN-253 sur les avantages imposables).

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Si les employés cotisent au régime autoassuré, il devient malaisé de ne pas leur retourner l’excédent provenant de leurs cotisations. Théoriquement, l’employeur pourrait déduire la portion des cotisations relatives à l’année échue, et conserver l’excédent dans le régime pour le déduire l’année suivante.

Donc oui, un coussin temporaire peut être créé, mais il ne faut pas oublier le traitement fiscal!

2. On peut laisser les surplus dans la caisse.

C’est la question numéro 1 qui a été reprise en introduction à la question suivante : et qu’arrive-t-il lorsqu’il y a un déficit, c’est-à-dire lorsque les prestations payées sont supérieures aux cotisations ?

C’est l’employeur qui absorbe seul le déficit. Il joue le rôle de l’assureur et ne pourra pas se rattraper l’année suivante. Le régime doit toujours être en équilibre à la fin de chaque année, et c’est à l’employeur que revient la responsabilité de l’équilibre en cas de déficit.

3. Il n’y a pas besoin d’avoir une réserve.

L’établissement qui administre votre régime va demander un fonds de caisse à partir duquel il paiera les réclamations en attendant le remboursement de l’employeur, plus frais et taxes. Ce fonds de caisse correspondant à un mois de prestations, ressemble à une réserve.

Et lors de la terminaison du régime, le solde du fonds de caisse ne vous sera remis qu’après la fin de la période au cours de laquelle les assurés pourront présenter les réclamations finales.

C’est donc vrai, il n’y a pas besoin d’avoir une réserve. Seulement un fonds de caisse qui lui ressemble.

Rappelez-vous aussi qu’un solde positif est retourné au régime, et qu’un solde négatif est à la charge de l’employeur.

4. L’organisation peut vérifier clairement quelle est la consommation/utilisation du régime par leurs employés. Et donc savoir exactement où les dépenses sont engagées.

La même information est disponible chez tous les assureurs. plusieurs offrent même en ligne:

  • Les primes payées et les prestations versées
  • Les montants remboursés et le nombre de demandes par type de soin
  • Dans certains cas une multitude de rapports sur les médicaments utilisés, classés selon leur coût, leur classe thérapeutique, etc.
  • Une comparaison entre votre consommation et celle de votre industrie ou de votre province.

5. On se protège contre l’appétit d’un assureur qui n’a pas nos intérêts en tête. Cela a comme effet de ne plus avoir à subir des augmentations jugées éhontées.

Je vous dirais que ce serait le préjugé le plus tenace… 

Il est bon de se rappeler le rôle que joue chacun lorsque vous établissez un régime d’assurance collective. Il y a l’assureur, le chargé de portefeuille ou directeur de compte de l’assureur, le conseiller que vous choisissez.

Voici ce que vous devez savoir pour réussir.

  • Les chargés de portefeuille ou les directeurs de comptes des assureurs ont pour tâche de renseigner les conseillers et n’ont pas pour tâche de les conseiller. Leur mandat est de développer et de retenir la clientèle auprès des conseillers.
  • Le choix du conseiller est la responsabilité du client pour lui prodiguer des conseils et le représenter auprès de l’assureur lors de la négociation du renouvellement ou de modifications au régime.
  • Les assureurs ne regardent plus les renouvellements avant de les envoyer aux conseillers. Ils s’attendent à ce que les conseillers les questionnent et les négocient.
  • C’est à votre conseiller que revient la tâche de vous expliquer les différentes ententes financières possibles avec les assureurs, d’en négocier les paramètres, de vous expliquer leurs offres et de vous conseiller sur les meilleurs choix en fonction de votre situation.

Le défi de l’assurance collective est son côté technique. Une compréhension insuffisante de ses mécanismes mènera tôt ou tard à une situation où des attentes ne pourront plus être satisfaites. 

Il vous incombe d’être bien renseigné lorsque vous établissez un régime d’assurance collective pour maintenir votre satisfaction à son plus haut niveau possible.

Quand de grosses augmentations surviennent, il y a très souvent un écart considérable entre les attentes et la réalité…

Premier signe à regarder: y a-t-il un écart entre les réclamations prévues et les réclamations réelles?

Vous pouvez aussi vérifier si:

  • L’entente financière est convenable et bien comprise
  • Le design du régime correspond au profil du groupe
  • Les attentes sont raisonnables

Donc si vous retrouvez dans une situation comme celle-ci, essayez d’obtenir le maximum d’informations.

Une bonne recherche des causes premières du problème pourra vous aider à y remédier.

Vous trouvez que votre assurance collective vous coûte cher ? Vous pensez que l’autoassurance peut être la solution à vos coûts jugés trop élevés ? Prenez rendez-vous maintenant avec Jean Mailloux au 514 990-7224 pour faire le tour de la question.

En conclusion, l’autoassurance fait certainement partie de l’arsenal de votre conseiller, sans être la réponse adéquate à toutes les situations. Elle peut être la solution à un problème d’efficience des coûts.

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